Gourou, méfiez-vous ? où pas ?
Spoiler, je ne connais pas Pierre Niney, mais je vous explique tout. Le film gourou est partout dans les médias. Chacun y va de ses commentaires, soutiens, critiques …
Arrêter de parler de ce qu’on ne connait pas !
Tout le monde parle du film Gourou alors que presque personne ne l’a vu… Il sort le 28 !
Parce que l’on parle moins du film que d’un objet symbolique. Les peurs des dérives sectaires, la méfiance envers le coaching…
Le film n’est pas sorti en salle. Donc le débat contradictoire n’est fondé pas sur son contenu. On commente un propos rapporté, de réactions émotionnelles, …
Dans ce contexte, ce film devient un prétexte, un écran de projection pour des inquiétudes légitimes, ou non …
Et non je ne suis pas en photo avec Pierre Niney, c’est une photo générée par IA aussi Fake que les débats actuels…
Pourquoi tout le monde en parle malgré cela ?
Parce que le mot gourou agit comme un déclencheur émotionnel puissant.
- la peur de la manipulation,
- la colère envers les abus,
- le soupçon envers toute forme d’accompagnement humain.
C’est un mot qui sidère, qui simplifie, qui disqualifie rapidement.
Il empêche souvent la pensée, la reflexion de fond.
Le mot gourou est employé à toutes les sauces. Souvent de manière imprécise alors qu’il renvoie à des réalités très spécifiques : emprise psychologique durable, Suppression du libre arbitre, rupture avec les repères personnels, familiaux ou sociaux, …
Promis je parlerai du fond du film,
Une fois que je l’aurai vu !
Pourquoi est-il essentiel de prendre du recul avant d’assimiler le coaching au développement personnel et aux « gourous » ?
Parce que le coaching repose sur des principes opposés à l’emprise :
- l’autonomie du client,
- la responsabilité personnelle,
- la capacité à dire non, à choisir ses propres objectifs
- l’absence de promesse de résultats.
Qualifier les coachs professionnels de « gourous » revient à nier ces fondements.
Quand le terme gourou devient une arme de disqualification
Julia de Funes en attaquant le coaching en l’assimilant au développement personnel :
- évite l’argumentation,
- décrédibilise sans analyser,
- disqualifie un métier sans fondement (ses pseudo arguments sont du type « le coaching est une industrie de l’illusion fondée sur des méthodes simplistes, non rigoureuses… »
- tente de valoriser son approche philosophique en critiquant le coaching « et ses angles mort idéologique » alors qu’il y a des principes éthiques liés au coaching qu’elle ignore ou dénie ?
- au nom de la liberté d’expression utilise sa notoriété pour vendre ses livres et faire le buzz. Surfer sur un film en vue quoi de mieux ?
Pour conclure
- Un gourou n’est pas une figure médiatique, mais une relation pathologique de pouvoir.
- Parler d’un film que l’on n’a pas vu, relève davantage du discours creux que d’une l’analyse réelle.
- Le coaching professionnel est critiqué par des personnes qui n’en connaissent pas les fondements, et qui en profite pour faire une disqualification globale.
- Quelle place est laissée au discernement ? (Face à Intelligence Artificielle ? Face aux commentateurs qui ne connaissent pas le fond des sujets mais savent faire du bruit sur les réseaux ?)

